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Le marché de l'immobilier en France

Le marché de l'immobilier en France est fluctuant. Les prix étaient très élevés en 2008 mais les biens se vendaient. Tout s’est arrêté après la crise de 2009, en dehors des opérations initiées par des vendeurs obligés de céder leur bien pour répondre à leurs obligations de crédit. Mais début 2010 le marché a repris, sans aucun doute en comptant sur les différentes mesures : loi Scellier,prêt à taux zéro…

Par ailleurs, la pierre est toujours le placement concret et solide et de plus en plus de personnes achètent pour réaliser une plus-value en projetant de vendre quand seront passés les 15 ans où cette plus-value est imposable.

Modification de la loi sur les plus-values et de la loi Scellier

Le marché de l'immobilier en France, que ce soit par agence ou entre particuliers, est tributaire des mesures fiscales qui incitent à l'achat en tant que placement. Mais les mesures changent encore une fois.

Par exemple, à compter de février 2012, les biens immobiliers autres que la résidence principale ne seront exonérés d’impôt sur les plus-values qu’au bout de 30 ans au lieu de 15 ans. Une taxe de 32,5% amputera de son tiers le revenu généré par la revente d’un bien le temps d'une vie d'adulte au lieu de 15 ans.

Encore un changement de règles du jeu qui démonte les scénarios de placement. En effet nombreux sont ceux qui, encouragés par les précédentes mesures, ont prévu d'acheter un bien : studio, appartement, box ou terrain, pensant le revendre au bout de 15 ans sans verser de taxe sur la plus-value. Ils ne le feront sans doute pas.

Autre exemple, le dispositif initié par la loi Scellier permettant de bénéficier d’une réduction d’impôt pour l’achat dans la limite de 300.000 €; d'un bâtiment neuf classé basse consommation (BBC), voit son taux de réduction baisser de 8 points au 1er janvier 2012.

Le marché de l’immobilier neuf n’étant plus encouragé par la mesure fiscale, ceux qui avaient pour projet d’acheter en 2012 auront précipité leur achat fin 2011 d’autres se seront découragés. Autant de ventes qui n’auront pas lieu en 2012 et contribueront au gel du marché immobilier.

Les taux de crédit augmentent

Le marché de l'immobilier en France est tributaire de l'octroi de crédits.

Or, les banques souhaitent que les prêts qu'elles accordent leur rapportent plus. Par ailleurs, les temps étant à la crise elles doivent avoir un capital de plus en plus solide pour prendre le risque de prêter. De plus, lorsqu’elles-mêmes empruntent, on leur impose aussi un taux plus élevé.

Au bout du compte, le taux est plus élevé pour un particulier qui demande un crédit. Cependant, quand le taux de l’emprunt augmente, moins de prêts sont octroyés, moins de vente sont réalisées et, l’offre devenant supérieure à la demande, le prix de l’immobilier baisse.

C’est-à-dire, qu’étant donnée l’inflation, le prix de l'immobilier a de fortes chances de ne pas bouger. C’est un problème de vases communicants.

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