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Les pièges de l'immobilier à déjouer

Les acquéreurs d'un bien immobilier d'un autre âge feraient bien d'éviter certains pièges. Comment ?

Il n'est pas rare de tomber dans les pièges de l'immobilier, surtout lorsque l'on est à la recherche d'un bien ancien.

C'est sans doute sur la surface d'une maison qu'un acquéreur est le plus souvent trompé. Certes, la loi Carrez existe mais ne s'applique pas à tous les biens, ne concernant que les appartements et les pavillons devant répondre aux règles exigées par la copropriété. Tous les autres biens immobiliers ne tombent sous aucune loi obligeant à préciser la surface habitable. Il est donc tout à fait possible d'être séduit par une annonce précisant une surface de 200 M² alors que, réellement, le bien ne dépasse pas 180 M². Le problème n'est pas négligeable lorsqu'à 2800 euros le M², l'arnaque représente 56000 euros sur lesquels seront calculés, de surcroît, les frais de notaire.

Heureusement, un recours est possible à condition de demander une vérification de la surface du bien dans un délai d'un an à compter de l'achat. La loi considère qu'en-deçà de 5 %, aucun recours n'est consenti. Au-delà, en revanche, l'acquéreur peut porter plainte contre l'agent immobilier au motif de publicité mensongère. Preuve à l'appui, il se fera rembourser les M² financés en sus et totalement inexistants.

Autre tromperie trop souvent constatée : les vices cachés, surtout dans les vieilles maisons. Mieux vaut donc se méfier de certaines appellations non contrôlées, telles que demeure, maison de maîtres ou de caractère, demeure de charme… Certaines de ces bâtisses rénovées depuis peu servent à appâter l'acquéreur novice. Les rénovations trompe-l'œil n'étant faites que pour cacher la misère d'une demeure par trop délabrée : plancher pourri, murs humides couverts de salpêtre, construction fissurée…

Lors des visites, la prudence est de rigueur pour éviter les pièges de l'immobilier.

Il est vivement conseillé de se faire accompagner d'un expert du bâtiment lors d'une contre-visite avant de prendre sa décision d'achat. Mieux : un expert en évaluation foncière peut être indiqué par la FNAIM ou les tribunaux.

Photo : Ludovic (flickr.com)

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